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" ITINERAIRE D’UN SELF MADE MAN "
François PINAULT, Président d'honneur du Groupe ARTEMIS,
Grand Débat du club le jeudi 22 avril 2010.
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Le Jeudi 22 avril, Esprits d’Entreprises a eu l’honneur d’accueillir une légende de l’entrepreneuriat et du capitalisme français : François Pinault.
Une soirée d’échanges rare, marqués par la franchise, l’énergie et la vision de l’intervenant.
Animé dès le départ par une forte volonté d’indépendance et de défier les situations établies, François Pinault, de petit entrepreneur du négoce de bois à 24 ans, s’est hissé parmi les premiers rangs de l’économie mondiale, au gré des succès mais aussi de quelques échecs.
Au cours de la soirée, François Pinault a partagé avec les convives non seulement ses expériences d’entrepreneur, l’épopée fascinante de la croissance de son groupe, mais aussi les principes qui ont guidé son parcours jusqu’à son enthousiasme profond pour l’art contemporain.
Les participants, préparés à une rencontre d’envergure, ont été surpris du ton réellement sincère et généreux donné par François Pinault à cette soirée d’exception.

« La réussite paraît belle, mais elle n’est qu’une succession d’échecs que l’on a surmontés »
« A 20 ans, sans diplôme, le monde du travail ne voulait pas de moi : c’est la vertu des situations qui poussent à agir à contre-courant ! »
« Le négoce de bois était un secteur figé, partagé entre plusieurs familles bien établies. Première leçon : quand un petit entrepreneur commence à vous mordre les mollets, ne le laissez pas faire ! »
« A la fin des années 70, mon équipe rachetait des entreprises aux tribunaux de commerce : toutes ces entreprises, nous sommes parvenus à les sauver et à les valoriser. »
Au sujet de ses relations avec les politiques, de droite comme de gauche : « Il faut surtout de la crédibilité, du sérieux : sans cela, vous ne durez pas longtemps »
Au sujet des recompositions qui ont accompagné l’expansion de son groupe : « Comme au football, si vous changez le périmètre des responsabilités, certains perdent pied. La croissance m’a conduit à changer le profil de mon équipe, mais j’ai veillé à ce que les personnes dont je me séparais puissent développer eux-mêmes leur entreprise. »
« J’ai passé le relais à mon fils lorsqu’il a été mûr pour assumer cette responsabilité, et depuis, je n’ai mis qu’une seule fois les pieds dans son bureau. »
« L’argent est un moteur lorsqu'on n’en a pas au départ, puis il devient un moyen. Le moteur, c’est l’envie d’apprendre et de se prouver qu’on est encore capable d’agir, d’aller toujours plus loin. »