Patrick Ricard, sept. 2008
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" LE MODELE PERNOD RICARD "
Patrick RICARD, dîner-débat du jeudi 11 septembre 2008.
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Un homme simple, des idées claires
« Bonjour, je me présente, je m’appelle Patrick Ricard », … L’homme est à l’image de la soirée, simple et détendu. Quand Diaa Eliaacoubi ponctue son allocution de bienvenue par la question :
« Monsieur Ricard, quel est le secret de la réussite du groupe PERNOD-RICARD ? » La réponse est immédiate :
« Nous la devons à la qualité des hommes et des femmes qui composent notre groupe, ainsi qu’à la force de nos marques »
La force du groupe : « Les Hommes »
L’histoire du groupe est une succession de fusions et de regroupements. Tout d’abord, le " mariage " entre PERNOD et RICARD, suivi par de nombreuses acquisitions (SEAGRAM, ABSOLUTE, etc.). Patrick Ricard a privilégié la logique du " ET " à elle du " OU ". Son fil conducteur a toujours été le respect des cultures, des valeurs, et des différences.
Il place à la tête des filiales des hommes de qualité ayant un " Esprit d’entreprise ".
Il leur donne sa confiance, encourage l’initiative, accepte le droit à l’erreur. En contrepartie, il exige la loyauté, le respect des règles et de l’éthique du groupe … et accessoirement, un bénéfice substantiel et récurrent !
Comme en informatique moderne, il a préféré l’architecture en réseau d’intelligences locales, plutôt que la pyramide centralisatrice.
Des résultats au rendez-vous
La méthode donne des résultats sur le plan humain ; Patrick Ricard nous dit :
« La convivialité est la règle interne » … et
« Je crois qu’ils sont bien dans la boite » …
Les résultats économiques sont également au rendez-vous. En quelques décennies, PERNOD-RICARD est devenu une star du CAC 40, structurellement rentable, deuxième acteur mondial dans le domaine des spiritueux.
Lors de la fusion PERNOD/RICARD, le groupe réalisait 85% de son chiffre d’affaire en France (contre 9 % aujourd’hui), il réalisait ± 0.4 M€ de CA, contre 7.6M€ à ce jour, avec près de 19.000 salariés, et 1000 marques en portefeuille.
Et demain ?
Patrick Ricard nous prédit la poursuite de l’expansion de son groupe ; Il a annoncé qu’il laisserait son fauteuil de dirigeant en novembre, à 63 ans, et conclue :
« Je vais aller planter mes choux et profiter de la vie tant que je suis jeune ».

« Mon principal regret ? Ne pas avoir suffisamment développé la marque historique: RICARD »
« L’éponymie est incontestablement un plus, mais comme critère de nomination, la compétence doit toujours primer sur l’appartenance à la famille »
« Les grands changements de notre époque ? … Il n’y a plus de frontières … les goûts ne sont pas tous identiques … Il faut s’adapter en permanence … »